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DUER, Top 5 des erreurs à éviter

Réaliser un DUER, en voilà une belle aventure ! Préjugés ou mauvaise presse, le document unique n’est pas un grand favori des chefs d’entreprise. Souvent édité pour répondre au cadre légal, il n’est pourtant pas à déprécier, loin de là, mais encore faut-il bien s’y prendre.


Le Document Unique d’Évaluation des Risques est d’une importance capitale pour protéger votre entreprise autant que vos salariés. Vous rempliriez vos fiches d’imposition à la va-vite ? Pas sûr. Pour le document unique, c’est pareil, et nous allons vous aider à le mettre en place grâce à notre TOP 5 des erreurs à éviter.



1. Réaliser son DUER, uniquement par obligation légale


Alors oui, le document unique est obligatoire pour toute entreprise dès l’embauche du 1er salarié, quel que soit son secteur d’activité ou sa taille, vous n’y échapperez pas. Vous encourez également une amende de 1500€ si vous ne possédez pas de DUER (ou d’un document non mis à jour).


Pourquoi un tel encadrement de la loi santé et sécurité au travail ?

En deux mots : vous protéger.

Le document unique encadre les activités des différentes entreprises et permet une analyse des risques afin d’identifier les différents dangers, pour enfin, mettre en place des actions préventives et correctives.

Connaître son environnement de travail c’est également anticiper toute problématique comme les accidents du travail, le stress ou un taux d’absentéisme élevé. Mais c’est aussi améliorer les conditions de travail des collaborateurs pour leur bien-être, leur motivation et leur productivité.

Comme dit le proverbe : mieux vaut prévenir… que de perdre de l’argent.



2. S'arrêter à l’analyse des risques


Maintenant que vous vous êtes décidé à mettre en place votre DUER, on ne va pas s’arrêter en si bon chemin.

Si l’on résume les grandes étapes d’un document unique, on retrouve :

  • l’identification des risques professionnels

  • l’analyse des risques

  • la mise en oeuvre d’un plan d’action


Les deux premières étapes sont essentielles pour instaurer les bases du DUER et mieux vous connaîtrez les différents risques pour chaque poste de travail, meilleures seront vos solutions de protection. En effet, c’est votre plan d’action qui viendra concrétiser votre investissement dans votre gestion des risques et c’est dans ce dernier que vous trouverez vos actions correctives et votre planification.



3. Ne pas impliquer vos collaborateurs dans la gestion des risques du DUER


Éditer un Document Unique d’Évaluation des Risques n’est pas une tâche que l’on effectue seul dans son coin, bien au contraire.

Cette mission peut être confiée à un collaborateur autant qu’à un groupe de plusieurs personnes, sans oublier le CSE (Comité Social et Économique), s’il existe, qui peut être consulté pour apporter sa contribution face aux actions de protection.


La meilleure personne en capacité d’apporter une analyse complète d’un poste de travail et de son environnement, n’est nulle autre que la personne à ce poste.

Cette démarche concerne tous vos collaborateurs alors autant les sonder, surtout s’il s’agit là de votre première édition du DUER. De plus, cela favorise votre climat social dès lors qu’un salarié se sent concerné et sollicité pour apporter une amélioration.


Lorsqu’on entend “risque professionnel” ou “protection” on imagine aisément des situations où le danger est présent derrière chaque porte. On pense à de la manutention dans un entrepôt, l’utilisation de produits chimiques ou encore des emplois d’extérieur, sur des chantiers.

Ne vous leurrez pas, un risque concerne aussi bien l’éclairage d’un bureau, une mauvaise posture quotidienne qu’une flaque d’eau dans un couloir. Un geste anodin répété jour après jour se transforme en trouble musculo-squelettique s’il est mal exécuté ou si la posture n’est pas optimale, gare à vos articulations !



4. Ne pas suivre le plan d’action de votre DUER


Pour le coup, ce serait vraiment dommage. Vous vous appliquez à éditer votre document unique, à identifier et analyser vos risques, à mettre en place un plan d’actions correctives… puis de ne pas les suivre ? Ah non, certainement pas !

C’est là tout l'intérêt de votre DUER alors allons jusqu’au bout du projet.


L’objectif maintenant va être d’améliorer la maîtrise de vos risques, d'autant qu’il s’agit du seul facteur que vous pouvez contrôler. En effet, le calcul d’un risque peut s’écrire de la façon suivante :


Gravité x Fréquence x Maîtrise


La gravité et la fréquence sont spécifiques à votre activité professionnelle et varient d’une société à une autre. Quant à la maîtrise, vous pouvez vous donner les moyens pour la rendre optimale, et ce, pour chacun des risques. Votre DUER met en relief les différentes actions de protection / préventions, celles dont vous disposez actuellement et celles que vous estimez efficaces à mettre en place.


Votre planification est personnelle et doit s’adapter à votre activité, rien ne sert de tout vouloir mettre en place de suite non plus, vous pouvez cibler par services par exemple et vous organiser sur plusieurs mois.



5. Une fois votre DUER réalisé, le stocker et ne plus y toucher


Vous n’en n’avez pas fini d’entendre parler de lui (mais rappelez-vous, c’est pour la bonne cause).

Votre document unique est à conserver pendant une période de 40 ans et il est également à mettre à jour au moins un fois par an. En effet, pour chaque création de poste, changements particuliers d’un cadre de travail ou d’aménagements par exemple, vous devrez revenir sur votre gestion des risques et la modifier si besoin.


Le DUER est votre meilleur allié en ce qui concerne l’amélioration continue. Si vous êtes adepte de cette méthode qui consiste à régulièrement remettre en question vos pratiques et vos résultats dans une quête de l’excellence (ou presque), alors cela vous semblera plutôt familier.



Le DUER est souvent réalisé en surface pour répondre au cadre légal alors qu’il s’agit là d’un réel levier de performance pour votre entreprise. Il existe différentes solutions pour vous accompagner et identifier les différents risques liés à votre activité. N’hésitez pas à consulter vos collaborateurs pour que votre DUER soit le plus concret possible et gardez à l’esprit qu’il est nécessaire de le mettre à jour (au moins une fois par an). Plus vous maîtrisez vos risques et plus vous optimiserez vos postes de travail, un excellent point pour la fidélisation de vos salariés par ailleurs.



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Crédit photo : freepik

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